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TOP NECTAR
- Aliment pour oiseaux nectarivores (colibris, loris, ...) -

Top Nectar est un aliment complet destiné aux oiseaux nectarivores, tels que colibris, souimangas, loris, loricules, ainsi que zostérops, verdins,guit-guits, etc... il est aussi utilisé comme aliment complémentaire pour des espèces fragiles telles que tangaras, manakins, trogons, etc...Son élaboration est le résultat de longues recherches théoriques et expérimentales destinées à imiter au mieux le nectar des fleurs, dont se nourrissent ces oiseaux dans la nature.

Top Nectar contient, dans les proportions parfaitement dosées, les 20 acides aminés naturels, les 17 vitamines fondamentales, les acides gras essentiels, les 24 éléments minéraux vitaux et les sucres hautement assimilables indispensables au métabolisme élevé des oiseaux nectarivores. Il a été initialement conçu et mis au point pour s'adapter spécifiquement au maintien en condition et à la reproduction en captivité des colibris, sans l'apport d'un quelconque supplément. Dans le cas de l'élevage des loris, du pollen est journellement ajouté et consommé, comme c'est le cas dans la nature. Top-Nectar s'est révélé particulièrement adéquat à cet usage puisque choisi par de nombreux importateurs et plusieurs éleveurs régulièrement champions régionaux et champions du monde COM en catégorie nectarivores.


Informations complémentaires (Version imprimable)

TOP NECTAR
- Nectar et Pollen:Aliments des loris -

Introduction

Près d’un cinquième des espèces de perroquets (Psittaciformes) sont nectarivores. A part le perruche de Latham ( Lathamus discolor) et les 13 espèces de loricules, les perroquets nectarivores sont groupés dans la sous-famille des loris qui comporte douze genres et cinquante-trois espèces. De taille moyenne (35 cm) à petite (12 cm) ils sont tous originaires du Pacifique Sud. Il faut noter que certains perroquets du Nouveau Monde, les Brotogeris, se sont aussi adaptés, mais partiellement seulement, au régime nectarivore. Les loris de petite taille sont généralement appelés loriquets en français (et lorikeet en anglais) quoique cela ne corresponde à aucune classification scientifique.

Dans la nature, les loris sont essentiellement nectarivores. Le nectar est riche en sucre et presque dépourvu de protéines. C’est la raison pour laquelle les oiseaux nectarivores quels qu’ils soient, ont toujours besoin d’une source de protéines. La plupart des oiseaux nectarivores mangent des insectes vivants comme apport protéinique : c’est le cas des colibris, des souïmangas et d’autres passereaux nectarivores, tels que les guit-guits, les zostérops,… Les loris, par contre, mangent le pollen des fleurs pour subvenir à leurs besoins protéiniques, comme le font les abeilles et les chauve-souris nectarivores. En plus des protéines, le pollen apporte aussi des vitamines. Il est riche en vitamines B et C, en potassium et en phosphore : il contient beaucoup d’acides aminés libres, en particulier de la proline. Les loris se nourrissent accessoirement de quelques fruits et même parfois de graines ou d’insectes.

Notons que les loricules (genre Loriculus) sont différents des loris : ils sont apparentés aux agapornis. Les loricules sont des nectarivores beaucoup moins spécialisés que les loris : leur source de protéines n’est pas le pollen, mais bien différents fruits, des petites graines et aussi des fleurs entières.

Résultats d’élevage

Les loriquets jolis (Charmosyna Placentis) sont des oiseaux peu exigeants :il leur suffit de nectar , de pollen et peut-être le plus important de tout, d’une baignoire. Nous donnons parfois un morceau de pomme qu’ils s’amusent à grignoter, plus par jeu que pour se nourrir. Nous ignorons si ces oiseaux supportent le froid, car nous les maintenons toujours à 20-25°C, ce qui semble logique vu leur origine (Nouvelle Guinée et îles avoisinantes). Nous avons étudié la quantité de pollen et de nectar dont se nourrissent nos loriquets jolis captifs. Un adulte mange en moyenne 1.76 g de pollen par jour. Le pollen contenant en moyenne 20 % de protéines, cela représente 352 mg de protéines ingurgitées par jour et par oiseau. Nous renouvelons le pollen une fois par semaine environ. En effet, il a tendance à absorber l’humidité, raison pour laquelle il est préférable de le changer régulièrement. Lorsque les parents nourrissent les jeunes au nid, ils consomment beaucoup plus de pollen. La consommation de nectar est la suivante : les deux partenaires d’un couple, pesant 39 à 40 g chacun, buvaient en moyenne chacun de 19 à 20 ml de nectar par jour. Celui-i contenant 25 % de matière sèche, chaque oiseau ingurgite 4.8 g de matière sèche par jour, soit 12 % de son poids. Cette matière sèche contient en fait tous les éléments nécessaires (glucides, protides, lipides, sels minéraux et vitamines). Le nectar que nous utilisons est commercialisé par la firme Bered Foods (Belgique). Celui-ci est utilisé par beaucoup d’amateurs d’oiseaux nectarivores et en particulier des éleveurs de colibris, et par certains parcs ornithologiques, dont le parc de Beauval (Saint Aignan).

Avec cette nourriture extrêmement simple et naturelle : nectar et pollen, les jeunes grandissent rapidement et les adultes ne demandent qu’à se reproduire, ce qui est un signe de vitalité. Avec ce régime, nous n’avons observé aucun problème à la mue ou en aucune autre circonstance.

Conclusion.

On peut se demander pourquoi des éleveurs de loris donnent à leurs oiseaux une alimentation aussi bizarre que ces bouillies compliquées, alors qu’il est si facile de leur procurer le nectar et le pollen des fleurs qui constituent leur nourriture naturelle. Certains contraignent même leurs loris à manger des graines, ou pire encore, une nourriture entièrement artificielle, made in US, nommée « aliments extrudés » ! probablement est-ce dû au fait qu’historiquement, les loris ont été gardés en captivité bien avant que du nectar scientifiquement dosé ne soit commercialisé. De nos jours, du nectar de qualité est utilisé couramment par les éleveurs de colibris. Ces derniers oiseaux sont beaucoup plus exigeants que les loris et ne se reproduisent qu’avec une alimentation parfaitement équilibrée.

Il n’y a actuellement plus aucune raison pour ne pas faire profiter l’élevage des loris des recherches réalisées sur le nectar destiné à l’élevage des colibris. Bien au contraire, il est tellement plus raisonnable et plus naturel d’élever les loris avec du nectar et du pollen qu’utiliser encore des bouillies artisanales semble quelque peu archaïque ! Les éleveurs sceptiques devraient faire l’expérience pour ‘en convaincre !

Bibliographie :

R.G. Stanley and H.F. Linskens : “Pollen, Biology, Biochemistry, Management” Springer Verlag Berlin, Heidelberg, New-York 1974 J. del Hoyo, A. Elliott and J. Sargatal: “Handbook of the birds of the world” vol 4 – Lynx Edicions, Barcelona 1997 M. Coene et B. Coene : « Alimentation des colibris en captivité » Le Monde des Oiseaux 39, 367 – 371 , 1984

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