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Les nouvelles de Bered Foods : saison 2008

* Alimentation des nectarivores en Australie(recherches sur le terrain)

Les recherches effectuées sur le terrain à l'extrémité des Territoires du Nord (Australia)par le prof. D.C. Franklin a montré que 24 espèces de nectarivores réguliers et 29 espèces opportunistes ont été observées, se nourrissant sur les fleurs de 116 espèces de plantes appartenant à 28 familles. De toutes ces familles, les Myrtacées sont les plus importantes, aussi bien en nombre qu'en fréquence de visites.
De toutes les sources de nectar utilisées par les oiseaux nectarivores indigènes( 24 espèces parmi lesquelles on trouve des melliphages, des loriquets et des zostérops) 85 % des espèces florales visitées appartiennent aux trois variétés suivantes:
Eucalyptus miniata - Grevillea pteridifolia - Corymbia opaca, qui constituent probablement les principales ressources vitales dont dépend la survie de toutes une série d'espèces , indépendamment des loriquets et des melliphages.
(ref: Austr.J.Bot. 48(4), 461-474 - 2000
Emu 99 (2),135 - 141 , 2001 )


* Observation de la flexibilité des mandibules du bec des colibris

Un article récent paru dans Nature répercute pour la première fois l'observation de la flexibilité des mandibules du bec chez les colibris, ce qui permet d'expliquer leur aptitude à capturer des insectes en vol.
Le colibri a toujours été considéré pour avoir développé un long bec effilé, au cours de sa spécialisation, pour se nourrir du nectar des fleurs; il semble que la nécessité d'un supplément protéinique fourni par les insectes ait contribué à accroître cette flexibilité surprenante des mandibules du bec.
2 chercheurs de l'Université du Connecticut ont filmé 70 colibris de 3 espèces, en captivité, à la vitesse de 500 images par seconde, lorsque les oiseaux capturaient de petites mouches à fruits (Drosophila).
Le film au ralenti montre que chaque oiseau courbe sa mandibule inférieure vers le bas lorsqu'il s'approche de sa proie. La base de la mandibule supérieure est également flexible, du moins relativement par rapport aux os du crâne, et se courbe vers le haut sur toute sa longueur.
(réf.: Yanega G., Rubega M., Nature 428, 615 (2004)


* BERED FOODS: Recherche et Développement

Etude de la consommation en sucre et en protéines chez les loris.

Une des grandes énigmes de l'alimentation animale reste toujours liée aux exigences protéiniques du métabolisme des diverses espèces. Il est,en effet, particulièrement difficile d'étudier les quantités de protéines indispensables au métabolisme de base dans la mesure où tant le déficit que l'excès peut conduire au décès des animaux-tests. C'est ce qui explique la grande dispersion que l'on observe dans les diverses préparations commerciales où l'habitude conduit généralement à promouvoir plutôt "trop" que "trop peu". On note ainsi des préparations contenant jusqu'à 25 % de protéines: régime, qui chez les humains, correspondrait à celui d'un athlète en pleine période de préparation à une compétition de body-building! Or, il s'avère que l'excès de protéines peut être très toxique dans la mesure où il est entraîne un travail très important de dégradation et d'élimination, ce qui constitue une fatigue, voire une intoxication rénale pouvant mener à la mort.
Avec les nectarivores, le problème peut être envisagé plus sereinement puisque le nectar artificiel contient une composition bien déterminée, et qu'il est aisé d'y ajouter ou d'en supprimer les constituants protéiniques. Nous avons donc testé, sur un groupe de loriquets Charmosyna, du nectar exempt de protéines, que l'on complétait par un apport quotidien et précisément connu de pollen. Celui-ci était pesé en début et en fin de journée (de même qu'un échantillon témoin hors d'atteinte des oiseaux, et destiné à mesurer l'absorption d'humidité dans le milieu ambiant). L'analyse du pollen montre qu'il contenait 9,1 % d'humidité et 18,4 % de protéines. L'observation quotidienne, étalée sur une période de plusieurs semaines, montre qu'en dehors de la période de reproduction, les oiseaux régulent automatiquement leur prise de pollen pour maintenir un niveau pratiquement constant de l'ordre de 3,8 % de protéines, par rapport au poids des glucides ingérés. Les oiseaux absorbaient journellement une quantité correspondant à 13 % de leur propre poids, à savoir 4,83 g de nectar et 0,43 g de pollen par jour et par oiseau, pesant en moyenne 40,55 g. Ces expériences constituent une première en matière de détermination des besoins vitaux en protéines, et nous permettent ainsi d'ajuster au mieux les proportions relatives des divers constituants du Top-Nectar.



* Reproduction des loris des Monts Arfak (Oreopsittacus arfaki)

Nous avons la joie d'apprendre que deux éleveurs, l'un en Belgique, l'autre en France, ont réussi le propre élevage de ces loriquets, pourtant réputé difficile et jusqu'ici réalisé presque uniquement dans des parcs ornithologiques. Ces deux éleveurs utilisent Top-Nectar( de BERED FOODS) comme base d'alimentation, en association avec du pollen sec.
Toutes nos félicitations, et encore beaucoup de tels succès...







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